FRANCALGERIE

Crimes et mensonges d'Etats

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VIDEOS D’INVESTIGATION (1988/2014)

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QUATRIEME MANDAT DE BOUTEFLIKA (2014)

FRANCOIS GEZE DECRYPTE LES CONSEQUENCES D’IN AMENAS (16’31, Oumma.com, avril 2014)

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L’AFFAIRE KHALIFA (2003)

KHALIFA, L’ETRANGE MILLIARDAIRE ALGERIEN (30’35, JB Rivoire, 90 minutes, C+, 3 mars 2003)

KHALIFA, LA FAILLITE (12’51, JB Rivoire, 90 minutes, C+, 2005)

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L’AFFAIRE MATOUB (1998)

QUI A TUE LOUNES MATOUB? (30, JB Rivoire, M Despratx, 90 minutes, C+, 30 octobre 2000).

AIT HAMOUDA, “ERADICATEUR” KABYLE (9’53, P Hurel, Le Vrai Journal, C+, 22 novembre 1998).

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LES MASSACRES (1997-98)

Reportages envisageant une implication de la sécurité militaire Algérienne

BENTALHA, AUTOPSIE D’UN MASSACRE (41’52, JB Rivoire, JP Billault, T Thuilier, B Girodon, Envoyé spécial, France 2, 23 septembre 1999).

BENTALHA VU PAR CHANNEL FOUR (7’19, JB Rivoire/S Shah, Le Vrai Journal, C+, 1998)

LE MASSACRE DE BENTALHA (7’23, JB Rivoire, Le Vrai Journal, C+, 19 octobre 1997)

LE MASSACRE DE SIDI RAIS (5’26, JB Rivoire, Le Vrai Journal, C+, 21 septembre 1997).

ALGERIE, LES ENFANTS DES MASSACRES (5’30, JB Rivoire, Le Vrai Journal, C+, 13 septembre 1998).

EXPULSION VERS LA “SALE GUERRE” (8’49, JB Rivoire, E Colomer, Le Vrai Journal, C+, 1998).

Reportages attribuant l’opération aux seuls “islamistes”

CARNETS DE ROUTE D’ANDRE GLUCKSMAN: CE QUE J’AI VU EN ALGERIE (52’, M Aït Aoudia)

LA NUIT ALGERIENNE (3h, reportages de Véronique Taveau et débat animé par Daniel Leconte, Arte, 22 janvier 1998)

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TIBHIRINE (avril 1996)

Reportages envisageant une implication de la sécurité militaire Algérienne

LE CRIME DE TIBHIRINE (59’50 JB Rivoire, Spécial investigation, C+,19 septembre 2011).

MOINES DE TIBHIRINE (P Pesnot, Rendez vous avec Monsieur X, France inter, 9 octobre 2010)

MOINES DE TIBHIRINE (P Pesnot, Rendez vous avec Monsieur X, France inter, 14 septembre 2002)

MOINES DE TIBHIRINE (JB Rivoire, Le Vrai Journal, 22 novembre 1998). 

Reportages attribuant l’opération aux seuls “islamistes”

LE MARTYR DES SEPT MOINES DE TIBHIRINE (75’, M Aït Aoudia, S Labat, France 3, 2013). 

SECRETS D’ETATS (52’, G Cayatte, J Chichizola, France 5)

ALGERIE 1988-2000 AUTOPSIE D’UNE TRAGEDIE (M Aït Aoudia, S Labat, commentaire Arlette Chabot, partie consacrée aux moines de Tibhirine)

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LES ATTENTATS DE PARIS (juillet-aout 1995)

Reportages envisageant une implication de la Sécurité militaire Algérienne

REPORTAGE DE FRANCE 3 sur la sortie du livre ”Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats” (Journal télévisé de France 3, mai 2004)

ALGERIE LE GIA (1) et (2) (P Pesnot, Rendez vous avec Monsieur X, France inter, 16 et 23 novembre 2002)

ATTENTATS DE 1995: ALGER COMMANDITAIRE? (42’, JB Rivoire, R Icard, 90 minutes, C+, 4 novembre 2002).

ATTENTATS: LE SILENCE DE VILLEPIN (2’20, JB Rivoire, 90 minutes, 3 juin 2003).

DES BOMBES A PARIS (8’, JB Rivoire, P Hurel, Le Vrai Journal, C+, 16 novembre 1997)

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LE DETOURNEMENT DE L’AIRBUS (decembre 1994)

Reportages interrogeant la version officielle d’Alger

AIRBUS M6

Reportages attribuant l’opération aux seuls “islamistes”

LA PRISE D’OTAGES DU VOL ALGER-PARIS (58’, S Thisse et C Denavarre, France 3, 12 avril 2012)

AIRBUS 1994

(0h 38, M Aït Aoudia, Le Droit de Savoir, TF1, 2004)

VOL “AF 8969”, HISTOIRE SECRETE D’UN DETOURNEMENT

(55’, M Aït Aoudia, S Labat, France 3, 2002)

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LA “SALE GUERRE” (1988-2002)

2002: KHALED NEZZAR S’EXPLIQUE (21’07, Canal Algérie, juin 2002)

DES HELICOS FRANCAIS (6’01, JB Rivoire, Le Vrai Journal, C+,11 juin 2000).

LA MARCHE DU SIECLE (1h30, JM Cavada, France 3, 9 septembre 1998)

DISPARUS EN ALGERIE (5’13, F Semai, Le Vrai Journal, C+,

1998).

ALGERIE: LE RETOUR DE LA TORTURE (5’08, JB Rivoire, Le Vrai Journal, C+, 7 décembre 1997)

ALGERIE: LA VIE CONTINUE (27’ F Fekiri, JB Rivoire, Zône interdite, M6, 6 octobre 1996).

ALGERIA’S HIDDEN WAR (43’55, Phil Rees, BBC, Assignment, 19 novembre1994)

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L’AFFAIRE THEVENOT (octobre 1993)

Reportages envisageant une implication de la sécurité militaire Algérienne

L’AFFAIRE THEVENOT (17’, JB Rivoire, 90 minutes, C+, 1 décembre 2003)

CONFERENCE (Thévenot) de JB Rivoire à Nanterre en 2006 (9’30)

Reportages attribuant l’opération aux seuls “islamistes”

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BOUDIAF (1992)

CONFERENCE (Boudiaf) de JB Rivoire à Nanterre en 2006 (5’26 La nomination de M Boudiaf, son arrivée, le complot) 

LA MORT DE BOUDIAF (P Pesnot, Rendez vous avec Monsieur X, France inter, 25 septembre 1999)

BOUDIAF, UN ESPOIR ASSASSINE (58’, Noel Zuric, Malek Bensmaïl, Arte, 1999)

Mohamed Boudiaf en mars 1992 (01h 24, JM Cavada et B Le Dref, La Marche du siècle, Reportages et interview de M. Boudiaf en duplex d’Alger)

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LES VICTOIRES DU FIS (1988/91)

CONFERENCE (Françalgérie) de JB Rivoire à Nanterre en 2006 (6’, la conquête de 1830, la guerre d’Algérie, les victoires électorales des islamistes et les méthodes contre-insurrectionnelles des années 1990)

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L’AFFAIRE MECILI (1987)

JUSTICE POUR MECILI (5’39, M. Despratx, Le Vrai journal, C+, 20 juin 1999)

LE MEURTRE D’ALI MECILI (P Pesnot, Rendez vous avec Monsieur X, France inter, 14 novembre 1998)

MECILI SUR ANTENNE 2

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LA CORRUPTION (1986)

DAEWOO, ALGER ET LE RPR (6’28, JB Rivoire, 90 minutes, C+, 3 mars 2003)

LA CORRUPTION EN ALGERIE (9’08, JB Rivoire, 90 minutes, C+, 3 mars 2003)

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SAGAS DOCUMENTAIRES SUR LA “SALE GUERRE”

ALGERIE(S), UN PEUPLE SANS VOIX (1) 

(1h 20, Malek Bensmail, Thiery Leclere, Patrice Barrat, Article Z/Canal plus, 2003)

 Saga documentaire en deux parties retraçant l’histoire de l’Algérie indépendante de 1962 à 2002.

ALGERIE(S), UNE TERRE EN DEUIL (2) 

(1h 20, Malek Bensmail, Thiery Leclere, Patrice Barrat, Article Z/Canal plus, 2003)

Saga documentaire en deux parties retraçant l’histoire de l’Algérie indépendante de 1962 à 2002.

ALGERIE 1988-2000, AUTOPSIE D’UNE TRAGEDIE

(2h 32, Malik Aït Aoudia/Séverine Labat, commentaire Arlette Chabot, producteur algérie Mohand Tahar Ouandjli, interprete Mounir Boudjema. Production française: Compagnie des phares et balises/France 3 Marseille en association avec France 3 et France 5, 2003).

ALGERIE, UNE GUERRE SANS IMAGES

(1h30, Mohamed Soudani/Michael Von Graffenried, AMKA films (Suisse), 2002)

FIL D’ACTUALITE

Bibliographie commentée et sélective sur l’Algérie contemporaine

Nous présentons ici plusieurs dizaines de livres consacrés (depuis les années 1980) à l’histoire récente de l’Algérie et de ses relations avec la France depuis l’indépendance. À chaque fois, nous indiquons la « présentation de l’éditeur » (la « quatrième de couverture » du livre, présentant également son ou ses auteurs), ainsi que notre avis. Les livres sont présentés par ordre chronologique inverse de parution, les plus récents en haut de cette page, les plus anciens à la fin.

 Témoignages d’acteurs, enquêtes de journalistes, études d’universitaires, ils défendent souvent des choix idéologiques contradictoires. Certains ont été des best-sellers, d’autres sont restés confidentiels. Ils rendent compte du type d’informations (et de désinformations) délivrées sur la situation algérienne aux opinions francophones (principalement française et algérienne) par les livres.

Pourquoi proposer, chaque fois que possible, une analyse critique de chacun de ces livres ? Pour deux raisons. D’abord parce que, lors des années 1990, les services secrets du régime algérien ont orchestré une désinformation de grande envergure sur la violence de la « sale guerre » qu’il conduisait contre ses opposants islamistes et contre la population. D’où une confusion, largement relayée en France par certains médias, qui n’a pas permis de bien comprendre les causes et les effets des terribles violences qui ont marqué cette « décennie noire ». Ensuite, plus profondément, parce que, ni en Algérie ni en France, les conséquences actuelles de cent trente-deux ans de colonisation – dont sept d’une sanglante guerre d’indépendance –, puis de plus de cinq décennies de relations compliquées entre les deux pays n’ont été complètement reconnues et assumées. D’où l’importance pour le lecteur de savoir ce qu’il peut attendre des livres qui entendent éclairer cette histoire complexe.

2014

Murielle Ravey, Walid BerrisoulIN AMENAS, HISTOIRE D’UN PIEGE, La Martinière, janvier 2014

2012

MADAME COURAGE

(Serge Quadruppani, Le Masque, septembre 2012)

HISTOIRE SECRETE DE L’ALGERIE INDEPENDANTE, L’ETAT DRS

(Mohamed Sifaoui, Nouveau monde éditions, janvier 2012)

2011

 LE CRIME DE TIBHIRINE

révélations sur les responsables

(Jean-Baptiste Rivoire, La Découverte, paris, septembre 2011)

 EN QUETE DE VERITE, LE MARTYRE DES MOINES DE TIBHIRINE

(René Guitton, Calmann Levy, mars 2011)

2010

CHRISTIAN DE CHERGE. UNE BIOGRAPHIE SPIRITUELLE DU PRIEUR DE TIBHIRINE

(Christine Ray, Albin Michel, novembre 2010)

HISTOIRE SECRETE DU PETROLE ALGERIEN

(Hocine Malti, La Découverte, septembre 2010)

L’ASSAUT. VOL AF 8969 ALGER-PARIS DECEMBRE 1994

(Roland Montins, Jean-Michel Caradech, Oh! éditions, mai 2010)

25 ANS DANS LES SERVICES SECRETS

(Pierre Siramy, avec Laurent Léger, Flammarion, mars 2010)

2008

AU NOM DU 11 SEPTEMBRE… LES DEMOCRATIES A L’EPREUVE DE L’ANTITERRORISME

(Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe (dir.), La Découverte, septembre 2008). 

CONTRE ESPIONNAGE ALGERIEN: NOTRE GUERRE CONTRE LES ISLAMISTES

(Abdelkader Tigha, Philippe Lobjois, Nouveau monde, juin 2008)

UNE MORT A LA LETTRE. ENTRETIENS

(Monika Borgmann, Saïd Mekbel, Téraèdre/Dar al Jadeed, Paris/Beyrouth, février 2008)

LE TERRORISME ISLAMIQUE

(Monsieur X et Patrick Pesnot, Nouveau Monde/France inter, janvier 2008)

2007

L’ENVOL DU FAUCON VERT

(Amid Lartane, Métailié, janvier 2007)

2006

LES SEIGNEURS DE LA PAIX

(Roger Faligot, Seuil, avril 2006)

PASSION POUR L’ALGERIE, LES MOINES DE TIBHIRINE

(John Kiser, Nouvelle cité, mars 2006)

UNE IMPOSTURE FRANCAISE

(Nicolas Beau et Olivier Toscer, Les Arènes, février 2006)

2005

SANT’EGIDIO, ROME ET LE MONDE

(Andréa Riccardi, entretiens avec Jean Dominique Durand et Régis Ladous, Beauchesne, novembre 2005)

L’ISLAM IMAGINAIRE.

LA CONSTRUCTION MEDIATIQUE DE L’ISLAMOPHOBIE EN FRANCE, 1975-2005

(Thomas Deltombe, La Découverte, septembre 2005). 

AU REFUGE DES BALLES PERDUES. CHRONIQUE DES DEUX ALGERIES

(Sid Ahmed Semiane, La Découverte, mars 2005)

2004

RELIZANE DANS LA TOURMENTE. SILENCE! ON TUE

(Mohamed Smain, Bouchène, octobre 2004)

FRANCALGERIE, CRIMES ET MENSONGES D’ETATS

Histoire secrète, de la guerre d’indépendance à la “troisième guerre” d’Algérie

(Lounis Aggoun, Jean-Baptiste Rivoire, La Decouverte, Paris, mai 2004)

BOUTEFLIKA: UNE IMPOSTURE ALGERIENNE

(Mohamed Benchicou, Jean Picollec, février 2004)

2003

ALGERIE: LE LIVRE NOIR

(Algeria watch, Amnesty international, FIDH, Human rights watch, Organisation mondiale contre la torture, OPPDDH, Reporters sans frontières, La Découverte, octobre 2003)

CHRONIQUE DES ANNEES DE SANG

Algérie: comment les services secrets ont manipulé les groupes islamistes

(Mohamed Samraoui, Denoël, septembre 2003)

ALGERIE: MESURES PROMETTEUSES OU SIMPLES FAUX-FUYANTS?

(Amnesty international, septembre 2003)

CARNETS INTIMES DE LA DST. TRENTE ANS AU COEUR DU CONTRE-ESPIONNAGE FRANCAIS

(Eric Merlen et Frédéric Ploquin, Fayard, septembre 2003)

ASSASSINAT DE MATOUB. VERITES, ANATHEMES ET DERIVES (Djaffar Benmesbah et Norredine Aït-Hamouda, éditions SAEC/Liberté, 2003)

2002

ALGERIE, LA GUERRE DES OMBRES, LES NON-DITS D’UNE TRAGEDIE

(Youssef Zirem, Groupe de recherches et d’informations sur la paix et la sécurité, Bruxelles, novembre 2002)

LE PROCES DE LA “SALE GUERRE”

(Habib Saouidia, La Découverte, octobre 2002)

LE JIHAD EN EUROPE. LES FILIERES DU TERRORISME ISLAMISTE

(Ali Laïdi (avec Ahmed Salam), Seuil, septembre 2002)

FRONT ISLAMIQUE DU SALUT, ACTES DU CONGRES “MARTYR ABDELKADER HACHANI, EUROPE, 3 et 4 AOUT 2002

DANS LES GEOLES DE NEZZAR

(Lyes Laribi, préface de Lahouari Addi, Paris Mediterrannée, juin 2002)

2001

LA SALE GUERRE

(Habib Saouidia, La Découverte, juillet 2001)

SI NOUS NOUS TAISONS

(René Guitton, Calmann-Levy, juillet 2001)

LOUISETTE IGHILAHRIZ, ALGERIENNE

(propos recueillis par Anne Nivat, Fayard/Calmann-Levy, juin 2001)

CORRUPTION ET DEMOCRATIE EN ALGERIE

(Djilali Hadjaj, la Dispute, mars 2001)

PIERRE CLAVERIE, UN ALGERIEN PAR ALLIANCE

(Jean-Jacques Perennes, le Cerf, février 2001)

2000

QUI A TUE A BENTALHA, CHRONIQUE D’UN MASSACRE ANNONCE

(Nesroullah Youss, La Découverte, Paris, septembre 2000).

HORRORIS CAUSA. FEMINISME A L’HEURE DE LA SAINTE ERADICATION

(Cahier préparé par Abbas Arroua, Hoggar, 2000)

1999

DST, POLICE SECRETE

(Roger Faligot, Pascal Krop, Flammarion, octobre 1999)

L’EXPLICATION

(Yassir Benmiloud, Jean Claude Lattès, mai 1999)

MATOUB LOUNES, MON FRERE

(Malika Matoub, Albin Michel, avril 1999)

LA NOUVELLE GUERRE D’ALGERIE, 10 CLES POUR COMPRENDRE

(Djallal Malti, La Découverte, février 1999)

CONFESSION D’UN EMIR DU GIA

(Patrick Forestier, en collaboration avec Ahmed Sallam, Grasset, janvier 1999)

1998

LE MONDE SELON CHIRAC. LES COULISSES DE LA DIPLOMATIE FRANCAISE

(Hubert Coudurier, Calmann-Levy, avril 1998)

LA PAROLE AUX ALGERIENS

(confluences Méditerranée n°25, Jean-Paul Chagnollaud, L’Harmattan, avril 1998)

ALGERIE, AUTOPSIE D’UN MASSACRE

(Abed Charef, l’Aube, février 1998)

LES VIOLENCES EN ALGERIE

(Odile jacob, opus, février 1998)

1997

ALGERIE LE FIS: SA DIRECTION PARLE

(Patrick Denaud, L’Harmattan, décembre 1997).

54 HEURES D’ANGOISSE, NOEL 1994, L’AIRBUS D’ALGER, UNE HOTESSE TEMOIGNE

(Claude Bertaud, Jean Claude Lattès, Paris, octobre 1997).

L’INVINCIBLE ESPERANCE

(Textes de Christian de Chergé recueillis par Bruno Chenu, Bayard Editions, mai 1997)

1996

ALGERIE: le silence et la peur

(Amnesty international, novembre 1996)

LES MARTYRS DE TIBHIRINE

(Mireille Duteil, Brepols, octobre 1996)

LA SECONDE GUERRE D’ALGERIE, le quiproquo Franco-Algérien

(Lucile Provost, Flammarion, mars 1996)

LE LIVRE NOIR DE L’ALGERIE

(Reporters sans frontières, janvier 1996)

1995

ALGERIE, LA LIBERATION INACHEVEE

(Ghazi Hidouci, La Découverte, mai 1995)

1994

L’ALGERIE ET LA DEMOCRATIE

(Lahouari Addi, La Découverte, septembre 1994)

L’ISLAMISME EN FACE

(François Burgat, La Découverte, 1994)

LE DRAME ALGERIEN, UN PEUPLE EN OTAGE

(Reporters sans Frontières, La Découverte, mai 1994)

HISTOIRE DE L’ALGERIE DEPUIS L’INDEPENDANCE

(Benjamin Stora, repères, La Découverte, avril 1994)

LA POUDRIERE ALGERIENNE

(Pierre Devoluy, Mireille Duteil, Calmann-Levy, février 1994)).

1990

 LE POUVOIR SANS VISAGE

(Pierre Marion, Calmann-levy, Paris, 1990)

 

1989

L’AFFAIRE MECILI

(Hocine Aït Ahmed, La Decouverte, Paris, avril 1989)

 

1979

 LE BAROUDEUR

(Georges Fleury, Paris, Grasset, mai 1979).

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LA NOUVELLE GUERRE D’ALGERIE, 10 CLES POUR COMPRENDRE

(Djallal Malti, La Découverte, février 1999)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: Depuis 1992, l’Algérie est déchirée par une nouvelle guerre qui ne dit pas son nom. Elle aurait déjà fait plus de 100 000 victimes et semble ne devoir jamais finir. En France et en Europe, les opinions s’indignent et les manifestations de solidarité se multiplient. Mais elles restent encore entravées par l’insuffisance de l’information et surtout par les discours qui s’opposent pour tenter d’expliquer les causes de ce drame. Pourtant, si la réalité algérienne est particulièrement complexe, elle n’est pas indéchiffrable, pour autant que l’on dispose des bonnes clés.

Celles que, précisément, le journaliste Djallal Malti – qui suit l’actualité algérienne depuis plusieurs années – propose dans ce petit livre. Après une préface de José Garçon analysant le mode de fonctionnement très singulier du pouvoir algérien, Djallal Malti apporte des réponses précises et argumentées aux questions le plus souvent posées par les observateurs. Le régime algérien est-il une dictature ou une démocratie naissante ? La presse algérienne est-elle indépendante ? Quel est le projet politique de l’islamisme radical algérien ? Quelle est la responsabilité des groupes armés islamistes dans la violence ? Quelle est la responsabilité des forces de sécurité et des milices dans la violence ? Quel rôle joue la dimension économique (corruption, rente pétrolière, pressions du FMI) dans la poursuite de la guerre civile ? Quel est le projet social du pouvoir ? Pourquoi les démocrates algériens sont-ils divisés ? Pourquoi la communauté internationale – et en particulier la France – reste-t-elle si passive face au drame algérien ? Que peut-on faire ici concrètement pour venir en aide au peuple algérien ?

Djallal Malti, journaliste indépendant, a été responsable du bureau « Moyen-Orient » de Reporters sans frontières.

(Cette édition numérique de novembre 2013 reprend, à l’identique, l’édition originale de 1999.)

NOTRE AVIS: Un livre remarquablement informé, qui a fortement marqué à l’époque de sa parution. Son auteur, Djallal Malti, deviendra ensuite une plume remarquée de l’Agence France Presse (AFP), spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient. Un point à souligner, car, à partir du coup d’État de janvier 1992, de notoriété publique, le bureau d’Alger de l’AFP a été largement pris en main par le service d’action psychologique du DRS – la police politique du régime algérien. Et l’agence de presse française a de ce fait puissamment contribué à la désinformation médiatique massive sur les réalités de la « sale guerre » opposant alors ce régime aux islamistes et à toute la population du pays. Dommage qu’un journaliste aussi avisé et pointu sur l’Algérie que Djallal Malti n’ait jamais eu, depuis la parution de son livre en 1999, l’opportunité de « couvrir » pour l’AFP l’actualité de son pays…

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MADAME COURAGE

(Serge Quadruppani, Le Masque, septembre 2012)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: Simona Tavianello a été mise à la retraite forcée pour sa présence dans une manifestation et son mari, désireux de la soustraire aux attraits d’un apiculteur, lui offre un séjour à Paris. Alors qu’ils dînent dans un restaurant de couscous chic du Marais, une main coupée apparaît au milieu du tajine ! L’événement est lié à la propagation à Barbès de Madame Courage, un mélange de drogues utilisé par les commandos de l’armée algérienne pendant la sale guerre des années 1990. Au grand dam de son époux, Simona va s’intéresser de près aux zombies tueurs de cette guerre, recyclés par un service secret mafieux qui investit jusqu’en Vénétie, car elle veut aider Francesco Maronne, policier, fils d’un ami décédé et qui a hérité de lui sa capacité à résoudre les énigmes en dormant. Sauf que Francesco souffre d’insomnie… Heureusement, elle peut compter sur un renfort de poids : le chien Sherlock et le chat Eurêka.

NOTRE AVIS: « Madame courage », c’est la drogue (l’Artane) qui, absorbée à haute dose, transforme tout homme en tueur impitoyable, qui aura tout oublié le lendemain. C’était la drogue des « islamistes de l’armée » qui perpétrèrent les grands massacres de 1996-1998 en Algérie. Et c’est celle que consomme aujourd’hui Moncef, dit le « trancheur », le vrai-faux salafiste tunisien au cœur du roman de Quadruppani, devenu tueur à gages pour le compte de « Nabil », officier de la police politique algérienne, le DRS (Département de renseignement et de sécurité) et expert manipulateur de divers groupes islamistes armés. Un roman où, comme c’est l’usage, tout est « inventé », mais où tout est « plus vrai que vrai » : bagarres internes entre services secrets français (DGSE contre DST/DCRI, dont les dirigeants cultivent depuis trente ans des relations malsaines avec leurs homologues algériens), jeux de l’ombre du DRS pour manipuler les islamistes radicaux d’AQMI et autres groupuscules extrémistes (en concurrence avec les manipulateurs plus riches encore du Qatar ou de l’Arabie saoudite), etc. Voir ici la critique qu’en a proposé François Gèze.

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EN QUETE DE VERITE, LE MARTYRE DES MOINES DE TIBHIRINE

(René Guitton, Calmann Levy, mars 2011)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: L’« affaire » des moines de Tibhirine, ses développements récurrents, ses versions contradictoires, la levée du « secret défense », ou les mots du président algérien Bouteflika « toute vérité n’est pas bonne à dire », font que le sujet n’est pas prêt d’être oublié de l’actualité. Dans un livre remarqué paru en 2001, René Guitton s’était bien sûr intéressé aux circonstances de la mort des moines, mais son enquête s’était davantage révélé une quête d’ordre spirituelle. Tout comme l’a fait par la suite Xavier Beauvois avec son film Des hommes et des dieux, il s’était attaché à retracer dans sa complexité le cheminement spirituel et humain des veilleurs de l’Atlas. Il avait avant tout abordé le dossier de manière consensuelle, en empathie spirituelle avec les moines : un hommage à ces hommes de foi.

Plusieurs faits, certains anciens, d’autres plus récents, l’ont poussé à reprendre son investigation jusqu’à la rédaction de ce livre aujourd’hui. Motivé par le désir de « savoir » pour rétablir ce qu’il qualifie de « profanation mémorielle », l’auteur a poursuivi ses recherches en France, en Algérie, en Italie, en Suisse, en Belgique et dans le reste de l’Europe et de l’Afrique, auprès d’hommes de l’ombre, de responsables politiques, chef d’État, ministres, services secrets français et algériens, juges, ambassadeurs, de familles des victimes, de responsables du Vatican, des Églises et des communautés religieuses dont Sant’Egidio, de généraux, de terroristes repentis ou non repentis…

Grâce à une analyse rigoureuse, documentée, et à la publication d’éléments inédits, le livre s’efforce ainsi de faire la lumière, quinze ans après les faits, sur de très nombreuses zones d’ombre, en apportant une foule de révélations : pourquoi l’État français n’a-t-il jamais entrepris d’action judiciaire envers l’État algérien ? Pourquoi a-t-il fallu attendre sept longues années (1996-2003) pour qu’une seule famille de moine se constitue partie civile ? La seule action étant alors d’ordre privé. Pourquoi l’ordre cistercien ne s’est-il pas mobilisé pour lancer une action ? Pourquoi le silence des six autres familles ? Ont-elles subi des pressions et, si oui, de qui ? Quelle a été l’attitude du Vatican ? Pourquoi a-t-il fallu attendre dix ans (1996-2006) pour qu’un juge français, Jean-Louis Bruguière, diligente une commission rogatoire en Algérie ? Comment les moines sont-ils morts ? Suite à une « bavure » militaire de l’armée algérienne ? Décapités post mortem ?

NOTRE AVIS: Un livre sincère et passionné, qui a le grand mérite d’être l’un des rares à prendre du recul vis-à-vis de la version officielle d’Alger. Auteur d’un premier ouvrage plus elliptique, René Guitton a manifestement creusé le témoignage de Jean-Charles Marchiani, qui affirme s’être rendu secrètement en Algérie en 1996 à la demande du président Jacques Chirac pour tenter de faire libérer les moines. Selon lui, c’est son désaveu par le Premier ministre de l’époque, Alain Juppé, qui aurait provoqué l’élimination des trappistes. Mais cette thèse, fragile et contestée, n’a jamais pu être prouvée. En outre, quelques approximations et un recul insuffisant vis-à-vis des affirmations de Marchiani affaiblissent la démonstration, comme l’a bien montré le père Armand Veilleux.

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CHRISTIAN DE CHERGE. UNE BIOGRAPHIE SPIRITUELLE DU PRIEUR DE TIBHIRINE

(Christine Ray, Albin Michel, novembre 2010)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: Deux ans après la mort des moines de Tibhirine en 1996, Christine Ray a été la première à faire découvrir la vocation monastique singulière de Christian de Chergé, choisissant la terre d’islam pour y enfouir sa prière, et souvent mal compris auprès de son ordre lorsqu’il parlait de rencontre spirituelle avec les musulmans. Ce livre est le fruit d’une enquête minutieuse, auprès de la famille du moine, de ses amis d’enfance, de ses confrères séminaristes aux Carmes ayant suivi des chemins divers, de ses nombreux correspondants, de ceux qui avaient accompli avec lui leur service militaire en Algérie – laïcs ou prêtres, généraux et simples soldats –, de sa communauté monastique, et bien sûr de tous ceux qui ont fréquenté le monastère. Une biographie spirituelle pleine d’humanité, qui nous fait revivre l’aventure personnelle et collective évoquée dans le film Des hommes et des dieux.

Christine Ray, diplômée de l’Institut d’études politiques, a été journaliste à La Croix de 1975 à 1995, où elle était notamment correspondante spéciale en Algérie, puis aux États-Unis. Elle est l’auteur aux Éditions du Cerf d’une biographie du cardinal archevêque d’Alger, Mgr Duval, d’une étude sur les catholiques américains, et a publié aussi plusieurs livres d’entretiens. Elle dirige la collection « Témoins d’humanité » aux Éditions de l’Atelier.

NOTRE AVIS: Déjà auteure d’une biographie de Mgr Duval, Christine Ray avait publié une première biographie de Christian de Chergé chez Bayard dès avril 1998. Cette seconde version est tout aussi remarquable que la première. Christine Ray appréhende parfaitement l’affection de Christian pour l’islam, mais aussi pour les voisins du monastère. Issu d’un milieu très traditionnel, il savait s’ouvrir aux autres, fussent-ils d’une autre religion. Bourrée d’anecdotes et de détails révélateurs, cette biographie ne mesure toutefois pas encore totalement à quel point la fraternité de Christian à l’égard des islamistes armés (les « frères de la montagne ») était mal perçu par les militaires algériens.

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HISTOIRE SECRETE DU PETROLE ALGERIEN

(Hocine Malti, La Découverte, septembre 2010)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: La principale richesse de l’Algérie, son pétrole et son gaz, n’est plus source de bonheur pour son peuple. La volonté d’accaparement de la rente pétrolière par ses dirigeants a plongé des pans entiers de la société dans la misère, tandis que les jeunes n’ont qu’une envie : quitter le pays. Pour comprendre comment l’Algérie en est arrivée là, il est essentiel de connaître la dimension la plus ignorée de son histoire contemporaine : celle de son pétrole. Elle est retracée ici par Hocine Malti, qui participa comme jeune ingénieur à la création de l’entreprise algérienne des pétroles, la Sonatrach. Montrant comment les premières découvertes d’hydrocarbures sahariens en 1956 ont conduit la France à prolonger de plusieurs années la conclusion de la guerre d’indépendance, il révèle aussi les dessous de la collaboration conflictuelle entre sociétés pétrolières françaises et le jeune État algérien dans les années 1960, jusqu’à la nationalisation de 1971.

Riche de détails inédits et d’expériences vécues, ce livre explique comment les dirigeants d’un des pays leaders du tiers monde ont mis ensuite à profit la manne pétrolière pour garnir leurs comptes en banque et acheter le silence des grandes démocraties sur les dérives du régime. Et comment les milliards de dollars des hydrocarbures sont toujours aujourd’hui au cœur des règlements de comptes permanents entre les différents clans du pouvoir.

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L’ASSAUT. VOL AF 8969 ALGER-PARIS DECEMBRE 1994

(Roland Montins, Jean-Michel Caradech, Oh! éditions, mai 2010)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: 54 heures d’angoisse, 173 otages. Et 45 membres du GIGN, prêts à tout pour les sauver. Un exploit historique et une aventure humaine jamais révélés. 24 décembre 1994. Roland Môntins, chef de groupe au GIGN, s’apprête à réveillonner en famille. Au même moment, à Alger, quatre terroristes surarmés s’emparent de l’avion d’Air France pour Paris. À bord, plus de deux cents passagers, désormais otages.

Très vite, trois d’entre eux sont exécutés. La froide détermination du commando terrifie toute la France. Dans la cabine, les heures puis les jours passent, infernaux, passagers et équipage attendent la mort…
Le 26 décembre, l’avion se pose à l’aéroport de Marignane. 17 h 12 : le GIGN donne l’assaut. Roland, l’un des premiers à entrer dans l’avion, progresse dans les allées face aux tirs du commando. Lui et neuf autres gendarmes sont blessés. La détermination des hommes du GIGN ne faiblit pas : ils n’ont que quelques secondes pour neutraliser les terroristes, sauver les otages et évacuer l’avion piégé par une bombe.

Le chef de groupe du GIGN Roland Môntins et l’écrivain Jean-Michel Caradec’h racontent de l’intérieur, presque seconde par seconde, deux jours de tension et de drame : dans l’avion, l’organisation des terroristes et la terreur des otages ; à Alger et Paris, les âpres négociations politiques et, au cœur du GIGN, le montage de l’opération pour seize minutes de combat meurtrier. Cet assaut lancé sur un avion de ligne, sans qu’aucun otage ne soit blessé, reste unique dans l’histoire de la piraterie aérienne. Quand la réalité dépasse la fiction, cela donne un livre d’aventure et d’action exceptionnel.

NOTRE AVIS: Intéressant pour son début, notamment, où il laisse apparaître des réalités insoupçonnées (sur le déficit de sécurité à l’aéroport d’Alger, raconté en « off » par Jean-Louis Chanas, sur le jeu étrange du général Smaïn Lamari, qui aurait été informé du projet de détournement, mais qui ne l’aurait pas empêché…), l’ouvrage se limite ensuite à reprendre pour l’essentiel un récit ultra-précis, mais technique et déjà publié quelques années auparavant. C’est passionnant du point de vue « action ». Sur les véritables motivations des terroristes et leurs éventuels commanditaires, en revanche, on reste malheureusement sur sa faim.

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25 ANS DANS LES SERVICES SECRETS

(Pierre Siramy, avec Laurent Léger, Flammarion, mars 2010)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: Pourquoi les dossiers des ministres disparaissent-ils des archives de la DGSE quand ces derniers entrent au gouvernement ? Pourquoi des enquêtes sont-elles menées sur des journalistes ? Quel est le dossier qui a permis à Jacques Chirac d’affronter les États-Unis à propos de l’Irak ? Quels sont les secrets qu’a voulu cacher Charles Hernu ? Quel futur ambassadeur de France le FBI a-t-il essayé de compromettre ? Pourquoi la Piscine – son surnom – a-t-elle été chargée de démanteler une filière d’immigration clandestine à l’aide de balises Argos ?

Mémoire de la DGSE, Pierre Siramy raconte de nombreuses affaires et faits d’armes inédits de ce service d’espionnage, le plus secret de la République. Derrière les hauts murs ultra-protégés des services secrets, là où le commun des mortels ne pénètre jamais, on ouvre avec lui les dossiers sensibles des vingt-cinq dernières années. Son témoignage – unique – dévoile aussi le dessous du recrutement des « sources « par les agents secrets et les techniques sophistiquées du renseignement, et se double d’un récit où, loin du mythe de James Bond, les luttes de clans, les directives émanant de petits chefs tatillons, la docilité au pouvoir politique conduisent parfois à faire oublier que la DGSE est, avant tout, un service d’élite au service de la France.

NOTRE AVIS: Durant le rapt des moines de Tibhirine, Pierre Siramy était chef de bureau à la direction de l’état-major du renseignement de la DGSE. C’est donc depuis Paris qu’il a vécu l’une des journées importantes : celle du 30 avril 1996, quand un émissaire des ravisseurs est venu déposer à l’ambassade de France à Alger une « preuve de vie » et un communiqué « signé Zitouni ». Siramy raconte par le menu comment le lieutenant-colonel Pierre Le Doaré, chef de poste à Alger, a alors tenté d’établir un lien durable et discret avec cet envoyé du GIA, au point de susciter la méfiance du Quai d’Orsay et la fureur du DRS algérien. Il raconte également avoir appris que Zitouni, alors chef du GIA, avait bénéficié d’un « logement dans une caserne de l’armée algérienne ». Courageux et universellement blâmé pour avoir parlé (il fera même l’objet d’une plainte du ministère de la Défense), Siramy n’était malheureusement pas dans le secret de l’affaire de Tibhirine. Pas plus, probablement, que Jacques Dewatre, le patron de la DGSE de l’époque, qui fut écarté des négociations par le gouvernement français, mais aussi par le général Smaïn Lamari, véritable commanditaire de l’enlèvement des moines de Tibhirine.

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AU NOM DU 11 SEPTEMBRE… LES DEMOCRATIES A L’EPREUVE DE L’ANTITERRORISME

(Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe (dir.), La Découverte, septembre 2008). 

PRESENTATION DE L’EDITEUR: Depuis les années 1990, et surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis et les États de l’Union européenne ont multiplié les initiatives pour répondre aux menaces du « terrorisme islamiste » : durcissement des législations, renforcement de la coopération antiterroriste internationale, actions ouvertes ou clandestines violant souvent le droit international. Et les effets de sidération produits par des attentats spectaculaires et meurtriers ont largement inhibé l’attention critique des citoyens face aux autres menaces que la plupart de ces initiatives font peser sur les démocraties.

C’est de ce constat qu’est né ce livre collectif, destiné à un public large. Réunissant les contributions d’une trentaine de spécialistes européens, universitaires et journalistes, il propose un ensemble sans équivalent d’informations et d’analyses. Elles montrent à quel point la lutte antiterroriste est devenue centrale dans la nouvelle géopolitique mondiale et la vie politique des États démocratiques. Et comment les acteurs en charge de cette lutte (législateurs et politiques, magistrats, services de police et de renseignements, militaires) façonnent un monde d’opérations militaires, d’extension de la surveillance, de pratiques d’exception et de désinformation.

Cet ouvrage permet ainsi de mesurer le chemin parcouru par les démocraties occidentales pour limiter les libertés des uns au nom de la sécurité des autres. Un chemin aussi contestable au plan éthique et politique qu’en termes d’efficacité, puisqu’en clivant les sociétés, ces méthodes encouragent souvent la violence qu’elles prétendent combattre.

NOTRE AVIS: Publié sept ans après le 11 septembre 2001, l’ouvrage analyse et dissèque les politiques sécuritaires mises en œuvre dans le cadre de la « war on terror » de George W. Bush. Il révèle la façon dont plusieurs services étatiques – dont l’Algérie – ont utilisé la violence terroriste et l’islamophobie pour mettre en place des politiques sécuritaires liberticides, voire pour organiser eux-mêmes une violence d’État. Salutaire.

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UNE MORT A LA LETTRE. ENTRETIENS

(Monika Borgmann, Saïd Mekbel, Téraèdre/Dar al Jadeed, Paris/Beyrouth, février 2008)

PRESENTATION  DE L’EDITEUR: « Lorsque je suis arrivée en Algérie, la peur, les menaces et la violence avaient déjà poussé de nombreux intellectuels à l’exil. Je voulais comprendre pourquoi certains ne cédaient pas à cette peur, à ces menaces, à cette violence, pourquoi ils restaient en Algérie alors que d’autres quittaient leur pays. Lors de mon premier rendez-vous, en novembre 1993, avec Saïd Mekbel, directeur et chroniqueur du quotidien francophone Le Matin, celui-ci évoqua ses liens d’amitié avec le journaliste et écrivain Tahar Djaout et le sentiment d’impuissance absolue qui l’avait envahi lorsque ce dernier avait été assassiné. Il parla des métamorphoses de sa peur et de ses tentatives pour comprendre les raisons secrètes du meurtre de Djaout et des autres. Il plongea dans le passé et se remémora sa vie clandestine sous Boumediene, la torture, et cette absurde relation de pouvoir qu’il avait alors entretenue avec ses bourreaux. Puis il revint au présent et développa dans les grandes lignes sa théorie des “meurtres pédagogiques”. Il réitéra plusieurs fois son désir désespéré de vivre assez longtemps pour pouvoir transmuer son vécu en œuvre littéraire.

« À la suite de cette première rencontre, trois autres entretiens eurent lieu. Je découvris alors un homme qui mettait à nu l’effrayante logique du meurtre des journalistes et des intellectuels et qui se sentait, du fait même de sa découverte, encore plus menacé, encore plus seul. […] Le 3 décembre 1994 à midi, dans la pizzeria Errahma, Saïd Mekbel fut atteint de deux balles dans la tête et succomba à ses blessures après un combat de plusieurs heures contre la mort. » [extrait de l’avant-propos]

 Monika Borgmann, née en Allemagne, a étudié la philologie arabe et les sciences politiques à Bonn et à Damas. De 1990 à 2001, elle a travaillé en tant que journaliste indépendante pour la radio et la presse au Caire.

La presse en parle

Pendant des années, « peut-être trop longtemps », dit-elle, Monika Borgmann n’a pas voulu rendre public ce « testament », se demandant si elle « avait le droit de le publier ». […] De fait, on peut regretter que ce témoignage majeur sur le début des « années de sang » en Algérie n’ait pu être rendu public plus tôt. Il aurait peut-être contribué à éviter le terrible aveuglement de la majorité des médias internationaux sur la réalité de la « sale guerre » déclenchée en janvier 1992 par les généraux algériens. Il faut dire que le paradoxe est vertigineux, car le journal de Saïd Mekbel était alors à la pointe du combat des « éradicateurs » algériens : ces intellectuels laïques, le plus souvent sincères, avaient fait le choix de soutenir sans réserve l’entreprise d’éradication des partisans de l’islam politique, en fermant les yeux sur les terribles exactions des « forces de sécurité » pour parvenir à leur but – torture généralisée, exécutions extrajudiciaires, disparitions.

Et pourtant, au-delà des contradictions et des fulgurances de ce témoignage, son fil rouge, répété de façon obsessionnelle, est la mise en cause par Saïd Mekbel de la thèse officielle attribuant aux islamistes les assassinats en série qui frappaient l’intelligentsia algérienne depuis le printemps 1993 : […] « Il y a un cerveau quelque part qui choisit. Peut-être que les exécutants, ceux qui tuent, sont recrutés parmi les petits tueurs islamistes, chez les intégristes. Mais moi, je pense qu’en haut, il y a des gens qui choisissent. Ces choix sont faits très froidement » (p. 34) ; « Au début, je me disais que c’étaient les intégristes qui tuaient. C’était facile. […] Mais maintenant, je suis persuadé qu’il y a des gens qui font tuer un peu par pédagogie ! » (pp. 37-38). […] Selon lui, le commanditaire de ces crimes d’intellectuels, « c’est quelqu’un qui nous connaît tous » : […] « Son nom est [Mohamed] Médiène. […] Ce qui est terrible chez cet homme-là, c’est qu’il semble être l’auteur d’une théorie qui affirme que certains pays doivent sacrifier leur élite à un moment donné de leur histoire. […] Et selon cette théorie, il faut commettre des actes choquants pour réveiller les masses, pour réveiller la conscience, la société civile. […] C’est un terrorisme pédagogique. » (p. 100-104). Début 2008, le général Mohamed Médiène, chef inamovible des services secrets de l’armée (le DRS) depuis 1990, reste le vrai patron d’une Algérie où la majorité de la population est plongée dans la misère, malgré la manne des pétrodollars accaparée par lui-même et ses pairs.

François Gèze, « Algérie: révélations posthumes du journaliste Saïd Mekbel », <www.rue89.com>, 27 février 2008.

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LE TERRORISME ISLAMIQUE

(Monsieur X et Patrick Pesnot, Nouveau Monde/France inter, janvier 2008)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: Le réseau Al-Qaïda existe-t-il ou ne doit-il son existence qu’à la propagande américaine ? L’islamisme menace-t-il la France ? Les moines de Tibhirine ont-ils été assassinés par le GIA ou par des agents de la Sécurité algérienne ? Qui se trouve réellement derrière les attentats qui ont frappé notre pays en 1995 ?

La France n’a pas attendu le 11 septembre 2001 pour s’intéresser aux réseaux islamiques : dès les années 1980, Paris est frappé par des groupes liés à l’Iran et entretient des liens étroits avec la Sécurité algérienne. Plus tard, dans les années 1990, les services français surveillent étroitement Oussama Ben Laden. Ce sont les fruits d’une longue expertise que Monsieur X livre ici, traquant une vérité parfois sulfureuse, toujours surprenante, à rebours des thèses officielles.

Qui est Monsieur X ? Nul ne le sait. Mais depuis plus de dix ans, semaine après semaine, il livre ses secrets sur France Inter. Une véritable moisson de révélations et surtout une lecture inédite et toujours surprenante des événements contemporains les plus brûlants. Cette collection rassemble pour la première fois en volumes thématiques ses meilleures enquêtes, constituant ainsi une véritable encyclopédie de notre histoire secrète. Écrivain, journaliste et homme de radio, Patrick Pesnot anime sur France Inter depuis 1997 « Rendez-vous avec X ».

NOTRE AVIS: Une dizaine d’années après la « sale guerre » et les premiers reportages du « Vrai Journal » de Canal plus, en 1997, Patrick Pesnot, de France inter, fut l’un des premiers représentants des “grands médias” à reconnaître que le terrorisme islamiste avait souvent été instrumentalisé. L’assassin du président Boudiaf ? Un « obscur sous-lieutenant de la Sécurité militaire manipulé ». L’affaire Thévenot ? « Ce sont les services algériens qui ont organisé ce kidnapping. » Zitouni ? « Vraisemblablement manipulé par les services algériens. » Touchent, l’organisateur des attentats de Paris ? Un « agent des services algériens ». Lucides, les analyses de Pesnot osent regarder en face le fonctionnement réel du régime militaire algérien. Une bouffée d’oxygène dans une ambiance médiatique qui restait en 2008 majoritairement « éradicatrice ».

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L’ENVOL DU FAUCON VERT

(Amid Lartane, Métailié, janvier 2007)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: Dans les années 1990, le jeune Oulmène, fils d’un notable du régime algérien et cancre notoire, rêve de créer une banque privée et une compagnie aérienne. Il n’a pas de capitaux, mais son projet délirant va curieusement rejoindre ceux, beaucoup moins naïfs, des plus hautes sphères des « décideurs de l’ombre » qui contrôlent le pouvoir à Alger. Dès lors, une machine implacable se met en branle. Oulmène réalisera son rêve, sans toujours comprendre le rôle qu’on lui fait jouer dans un univers glauque aux acteurs étranges : intermédiaires douteux, banquiers véreux ou honnêtes, islamistes manipulateurs ou manipulés, généraux tireurs de ficelles et assassins sans scrupules.

Un roman noir librement inspiré d’une affaire qui a défrayé la chronique en France en 2002 et 2003, avant de se solder par l’un des plus grands scandales financiers de l’Algérie d’aujourd’hui. Écrit par un initié des sombres arcanes du pouvoir algérois, ce livre nous emmène à la découverte d’un pays étrange, où la vérité ne se découvre pas, mais s’invente…

Haut fonctionnaire, Amid Lartane [il s’agit d’un pseudonyme] a quitté l’Algérie et travaille actuellement dans une organisation internationale.

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LES SEIGNEURS DE LA PAIX

(Roger Faligot, Seuil, avril 2006)

PRESENTATION DE L’EDITEUR: Grâce à eux, la guerre recule. Eux, ce sont les « seigneurs de la paix ». Ils sont gens discrets, ils évitent la télévision qui, elle, goûte la fureur et le sang. Mais ils agissent, ils s’interposent, ils s’offrent en médiateurs. Et depuis vingt ans, malgré les drames, malgré les massacres de Bosnie ou du Rwanda, ils marquent des points, ils inventent une sorte d’art de la paix sans précédent dans l’histoire humaine. Depuis la fin de la guerre froide, Roger Faligot les a suivis à la trace. Il les a interrogés. Il décrit ici leurs réseaux, leur obstination méthodique, d’Irlande au Pays basque, des Balkans au Burundi, au Soudan, au Guatemala, au Sri Lanka, au Cachemire… Il dresse le portrait de ces hommes de bonne volonté, pour la plupart des Européens, qui démobilisent les enfants-soldats, recyclent les ex-guérilleros, font vivre ensemble des clans naguère hostiles, aident à l’accouchement de nouvelles démocraties. Même le monde musulman, malgré la guerre d’Irak et le djihad mortifère d’Al-Qaïda, subit des changements remarquables, en Algérie, au Liban, au Pakistan, en Indonésie. Sur le théâtre israélo-palestinien, le sentier escarpé de la paix, amorcé à Oslo, épouse une nouvelle orientation. Grâce à Roger Faligot, l’odyssée des « seigneurs de la paix », racontée pour la première fois, nous apprend à décoder l’Histoire contemporaine. L’espoir est permis. Ce n’est pas affaire d’optimisme, mais d’information.

NOTRE AVIS: Chapitré en grands conflits géopolitiques, l’ouvrage consacre un beau passage aux « ragazzis » de la communauté catholique italienne de Sant’ Egidio, Andrea Riccardi et ses fidèles. En janvier 1995, ils avaient réussi un bel exploit : rassembler à Rome la quasi-totalité de l’opposition algérienne pour engager un processus de paix en Algérie prévoyant le départ des militaires. Chaleureux, précis, doté d’une immense culture contemporaine, Faligot aide ici à comprendre la coulisse de l’initiative diplomatique la plus audacieuse des années 1990, celle qui aurait pu mettre fin à la « sale guerre »… si les chancelleries occidentales n’avaient pas finalement décidé de soutenir le régime militaire algérien, notamment sous la pression des attentats de l’été 1995 à Paris…

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